samedi 14 juin 2008
La "Belle Mademoiselle" : le corset
Pour finir, j'ai tout de même cousu (à la main, tout à la main) un corset. C'était un peu un défi à relever que d'en réaliser un. Pas un vrai avec busc et baleines, évidemment, mais une "imitation", juste un peu rigide.
La semaine entière a été nécessaire pour mener à bien cette fabrication. Lundi mise au point du patron, deux "toiles" ont suffi. Mardi matin visite au magasin de tissus pour trouver un satin coton uni qui me convienne ; cela c'était plus facile, il n'y avait pas le choix mais un seul satin coton d'une couleur beige qui m'allait très bien et mardi après-midi début de l'ouvrage qui m'a occupée........ jusqu'à vendredi après-midi.
Sydney est ravie de jouer les mannequins-détails

Le petit truc pour les simili-baleines : chaque morceau de ruban est entoilé avec de l'entoilage thermo-collant, le plus raide qui soit, je devrai plutôt dire qui me reste car je n'en trouve plus de cette qualité que je m'étais procurée dans une mercerie aujourd'hui disparue. Celui que l'on trouve maintenant n'a plus rien à voir question rigidité. Dommage !
Préparer chaque "baleine" fut un travail minutieux. D'abord couper les bandes d'entoilage (pas plus de quatre fils en largeur !!) et, ensuite, parfaitement les positionner sur le ruban avant de poser dessus le fer à repasser. Dans un cas comme celui-ci, le mieux pour une myope-presbyte comme moi (éh oui !!! privilège de l'âge !!!!) : quitter les lunettes et travailler de TRES près.
Après, je les ai cousues, une à une, au point arrière. Et pour la fermeture il m'a fallu improviser, là aussi, pour imiter les corsets d'époque. Une perle-boule métallique et la boucle d'une agrafe dont j'ai dû écarter les extrémités ont fait l'affaire.
dimanche 8 juin 2008
La "Belle Mademoiselle" : la tournure
Quatre jours, soit plus de trente heures de travail, voilà le temps qu'il m'aura fallu pour mener à bien la fabrication de la tournure. Mais je ne regrette pas la moindre seconde passée sur mon ouvrage, le résultat est parfaitement conforme à ce que je désirais.
Après avoir bien examiné la photo que j'ai montrée précédemment, j'ai dessiné d'un coup de crayon le patron. Ce fut la partie la plus facile bizarrement. S'il existait une Muse de la Couture je dirais qu'elle était penchée sur mon épaule ; mais, pour autant que je m'en souvienne, il n'y a pas même une Muse du dessin alors laquelle des neuf m'a inspirée pour que ce soit aussi facile ?
De plus, contrairement à mon habitude, je n'ai même pas "fait une toile" pour avoir la certitude que mon patron était bon. Non. Au fond de moi j'étais certaine qu'il l'était.
Alors je me suis lancée directement avec le tissu prévu. Un très ancien tissu. J'imagine qu'il s'agit d'un restant de celui qu'utilisait ma grand-mère pour confectionner les chemises de nuit de mon grand-père, une popeline blanche à fines rayures presque noires, gris très foncé plus exactement.
Tout a été cousu à la main et au point arrrière, le plus long ayant été d'encadrer, si l'on peut dire, les baleines. Et je suis ravie d'avoir eu l'idée de réaliser toutes ces coutures avec du fil noir. Cela donne du relief à l'ensemble.
Donc, à l'heure qu'il est, ma "Belle Mademoiselle" prend la pose dans cette tenue

Et elle attend avec impatience la suite !!!!!
Cela risque de prendre un peu de temps, je n'ai pas encore décidé du modèle de robe que je vais lui faire, enfin pas vraiment. Et puis je n'ai pas tout à fait abandonné l'idée de lui faire porter un corset................
mardi 3 juin 2008
La "Belle Mademoiselle" : les bas et la culotte
Après avoir tergiversé quelques jours, un ou deux pas plus, sur le sujet épineux des jarretières, ma "Belle Mademoiselle" a enfin des bas, pas très longs puiqu'ils s'arrêtent juste un peu au dessus du genou, et des jarretières composées d'une petite dentelle, un entre-deux, enfilée sur du ruban que j'ai noué
Un double noeud ; tant pis, elle ne devra pas les quitter !!!!!
et une culotte respectant les critères de l'époque, c'est-à-dire une culotte fendue
Par chance, je possède, dans un coin de ma cave, quelques exemplaires anciens de ce genre de sous-vêtements. J'ai donc pu vérifier avant de la lui faire.
La seule chose que je n'ai pas vraiment respectée, c'est l'ampleur de la culotte. Pour des raisons de surépaisseurs à la taille. Avant de lui fabriquer sa tournure, j'ai commencé à coudre le jupon, lui aussi serré à la taille. Comment lui garder une taille de guêpe (tellement importante) si se rajoutent l'un sur l'autre la culotte, le jupon puis, en dernier, la tournure. Plus, peut-être, pour faire plaisir à Violette, un corset.
Mais lui, je n'ai pas encore décidé, réellement, si elle en portera un ou non. Je m'inquiète, là aussi, de la question de superposition d'épaisseurs.
jeudi 21 juin 2007
Tyler Versailles - suite n° 3
Il manquait encore le principal pour une belle dame de cette époque, le corset ! Il est enfin terminé et m'a demandé un travail que je n'avais pas fait depuis longtemps : broder des oeillets pour le lacer dans le dos.

Bon d'accord ! J'aurais dû en faire plus mais vues les difficultés que j'ai rencontrées pour les broder, c'était amplement suffisant.
Le patron n'est pas de moi ! C'est celui d'un corsage dessiné par une amie (merci Petra !) que j'ai un peu transformé pour en faire un corset.
mardi 19 juin 2007
Tyler Versailles - suite n° 2
Un accessoire supplémentaire dans sa tenue. Obligatoire ou presque à cette époque. Des paniers. 
Pas si évidents à faire ! Même en se référant à des croquis anciens. Etonnants aussi, ils se posent sur le jupon et comportent, sur le côté et sous la taille, une ouverture donnant accès à une poche, accrochée à une bande de tissu nouée à la taille. Je n'ai pas poussé le réalisme jusque là. Tyler n'aura pas de poche !!!
A quoi servait cette poche ? A mettre le mouchoir de dentelle que l'on allait laisser tomber devant le galant homme que l'on voulait séduire et qui ne manquerait pas de le ramasser et de vous le rendre avec le plus grand sourire ? Cela je l'ignore et je n'ai trouvé d'explication dans aucun ouvrage pour le moment sur ce que pouvait contenir cette poche amovible.
Mon arrière-grand-mère portait, elle aussi, cette poche, entre sa jupe et son jupon. Et pour y accéder elle relevait délicatement un coin de sa jupe. Petite fille cela m'amusait beaucoup de la voir faire.
vendredi 15 juin 2007
Tyler Versailles - suite n° 1
Voilà, ma petite nouvelle a enfilé ses sous-vêtements.
Des bas blancs.
Une culotte, ou plutôt un pantalon, élément des dessous féminins apparu en France à l'époque de la Renaissance, mode importée d'Italie. Cet accessoire a longtemps été abandonné puis a fait sa réapparition, dans notre pays, au XVIIIe siècle. Je préfère savoir que ma jolie Tyler en porte une.
Et un jupon.
Dommage pour toi ma jolie, les vacances approchent à grands pas et tu vas, sans doute, devoir regagner ta boite pour passer l'été à l'abri de la poussière en attendant la rentrée pour que je couse tes nouveaux atours.
L'été, en effet, je me livre à d'autres activités, toujours en rapport avec les poupées c'est évident ! Je redonne vie, si l'on peut dire, à de malheureuses Barbies maltraitées par leurs petites mamans puis abandonnées et données aux Sans Abri. Douche, shampoing, coiffure et une tenue réalisée au crochet. J'aime énormément crocheter, c'est donc l'occasion ou jamais de m'adonner à autre chose que la couture. Et puis, gros avantage lorsqu'on fait ses valises, il est plus facile d'y glisser quelques pelotes de coton et deux ou trois poupées (à corps différents pour servir de modèles) que des tissus, des fils et....... la machine à coudre !!!!!
dimanche 10 juin 2007
Euphémia en tenue Second Empire - 1er épisode
Euphémia, ma poupée préférée sans aucun doute, s'est imposée à moi lorsque j'ai voulu faire ma toute première tenue historique. Sans doute à cause de son petite visage fin et délicat et de son regard comme nostalgique ou rêveur.
Voici, déja, la poupée d'origine, telle que je l'ai reçue
. Je savais, en gros, la tenue que je 
voulais lui faire, à force de compulser les livres que je possède sur l'histoire du costume, qu'il soit historique ou non, et la mode en général.
J'ai choisi le tissu en fonction de la couleur de son rouge à lèvres. De la soie bien sûr ! Après toutes les années que j'ai passées à travailler chez un importateur de tissus de soie, je ne peux vraiment pas utiliser une autre matière pour confectionner une robe à l'une de mes poupées.
La première opération a été de défaire la coiffure d'origine, une tresse enroulée en chignon au dessus de longs cheveux lisses et pendants. Et je me suis aperçue que, vue l'implantation des cheveux, je ne pouvais pas faire la nécessaire raie au milieu, typique des coiffures de cette époque. Il a donc fallu envisager une implantation de cheveux, mèche par mèche, sur le dessus de la tête, et bien au milieu.
Ce fut mon premier essai d'implantation sur une poupée de la Maison Robert Tonner. Je l'ai fait un peu en tremblant, mais, finalement, ce n'est pas si compliqué, et le résultat est satisfaisant.
chaque mèche a été implantée et séparée en deux pour former cette raie au milieu. La suite de la coiffure me donnerait du mal, je le savais bien car les dames élégantes, sous le Second Empire, avaient un chignon sur l'arrière du crâne, et de chaque côté du visage soit des bandeaux, soit des anglaises (ce que je voulais faire).
Ceci fait, il était temps de passer à la tenue proprement dite, et d'abord les dessous, en percale blanche et non en soie.
le pantalon, dénommé à cette époque "l'indispensable" puisqu'il était destiné à cacher les jambes des femmes lorsque leurs robes tendaient à se retrousser à cause des crinolines, véritable cage (leur nom réel)
la crinoline étant, à l'origine, un jupon en crin.
les bas, blancs évidemment,
et maintenus juste au-dessous des genoux par un ruban. Contrairement à ce qui est montré sur certains tableaux, ces bas ne pourraient pas tenir si on noue le ruban au-dessus du genou ; ils glisseraient forcément.
la crinoline, accessoire de mode incontournable, dont la forme a évolué, d'abord un cercle tout autour du corps, et de plus en plus large, pour ensuite s'aplatir sur le devant et prendre de l'ampleur dans le dos.

enfin le jupon. Je n'ai fait qu'un jupon mais n'oublions pas qu'à cette époque, comme à beaucoup d'autres, les femmes enfilaient plusieurs jupons les uns sur les autres.

Pour ne pas faire trop d'épaisseur, je n'ai pas respecté la réalité historique qui fait que le haut du jupon était ourlé et que dans l'ourlet passait une sorte de lacet qui servait à le resserrer autour de la taille.









